Archive pour juin 2010

Etude comparative ?

Mercredi 30 juin 2010

Comme s’y était engagée l’adjointe au Maire en charge de l’éducation, une visite du collège du Cap del Pech a été organisée hier soir, en présence des représentants des parents d’élèves et des membres des conseils d’écoles, des enseignants et des membres de la commission.

Le principal nous a fait visiter l’établissement, dont les premiers éléments datent de la fin des années 50.

Ceux qui ne connaissaient pas le site n’ont pas été déçus: des locaux vétustes, hauts de plafond, mal insonorisés, mal isolés (c’est ce qu’a expliqué un des enseignants du collège), des salles à différents niveaux reliés par un escalier « monumental », un labyrinthe surchauffé, des cuisines totalement inadaptées.

La palme revient à la salle d’étude du rez-de-chaussée. L’odeur de moisi y est difficilement supportable, avec une seule petite porte vitrée pour toute lumière naturelle.
D’autres contraintes ont été signalées aux visiteurs. La sonnerie des pompiers plusieurs fois par jour, la sonnerie de l’église, le château d’eau, les antennes relais…

En tant que parents d’élèves utilisateurs, on se sentait un peu honteux de laisser nos enfants, encore une année, dans ces bâtiments. On imaginait aisément les difficultés de la communauté éducative à remplir ses missions.

C’est au cours de la réunion qui a suivi la visite, que nous avons découvert, nous, élus municipaux, le document qui a été transmis à la mairie le 10 mai dernier par la CAUE puis remis aux architectes consultés. Il s’agit du cahier des charges de « l’étude de diagnostic » du bâtiment commandée par le Maire.

Sur les 13 pages qu’il comporte, deux lignes seulement évoquent « à titre comparatif une simulation pour la réalisation d’un bâtiment neuf avec le même programme sur la base de ratios connus pour ce genre de construction ». Tout le reste est exclusivement consacré au projet de restructuration du collège.

Bref, il semble bien comme l’a relevé un enseignant, que « les dés sont jetés ». Le Maire l’avait déjà d’ailleurs expliqué publiquement en Conseil Municipal « l’étude comparative montrera que nous avons raison, la reconversion de l’actuel collège se fera en école primaire ».

Le Maire annonce les conclusions avant même le début de l’étude. Difficile dans ces conditions pour un cabinet d’étude de contredire celui qui vous passe commande. Difficile pour nous de croire à une véritable étude comparative (elle n’en a même pas le nom !).

Des parents d’élèves et des enseignants ont évoqué à l’issue de la visite « la difficulté à imaginer un espace fonctionnel dans ce bâtiment…cela semble gigantesque… ».

« …Est-ce que cela vaut vraiment la peine de restructurer ce bâtiment, nous devons imaginer ce projet pour les 40 ou 50 ans à venir… ?».

En ce qui nous concerne,  cela nous parait totalement déraisonnable, tant au niveau des coûts que les contribuables vont avoir à supporter que de l’intérêt des enfants et des équipes éducatives.

Choquant!

Lundi 14 juin 2010

62, c’est le nombre total de Monflanquinois qui se sont déplacés pour écouter le Maire au cours des 4 réunions publiques. C’est très peu et très décevant au regard du nombre de chaises installées par la majorité municipale.

Les habitants seraient-ils déjà lassés par le manque de concertation qui préside aux décisions municipales ? Quel intérêt y a-t-il en effet à venir écouter les élus quand toutes les décisions sont déjà arrêtées ?

La Maison médicale ? Elle sera installée dans les locaux de l’école primaire !

Le Maire, dans sa présentation, ne parle que des 800 000 euros de subvention (c’est beaucoup) mais oublie de mentionner le coût total du projet estimé à 1 700 000 euros.

Qui va payer les 900 000 euros restants ? Cela semble exorbitant pour les seuls professionnels de santé.

Pourquoi ne pas profiter de ces subventions publiques pour restructurer l’ancien collège en y installant la Maison de santé ? Le parking est vaste et cela amènerait une activité pérenne toute l’année dans la Bastide.

Le très vieux collège ? Il hébergera l’école élémentaire et maternelle !

Tant pis si cela va couter une fortune aux contribuables Monflanquinois de restructurer un des plus vieux collèges du Département pour l’adapter aux exigences d’établissements scolaires modernes et attractifs.

Tant pis si toute l’année scolaire, un chauffeur et un bus seront affectés au transport des enfants vers les équipements sportifs.

Tant pis pour les antennes relais qui sont déjà installées au dessus des bâtiments.

Pourquoi ne pas construire deux écoles neuves à proximité de la plaine des sports ?
La circulation dans la Bastide s’en trouverait fluidifiée et de nombreuses places de parking seraient ainsi libérées. Les enfants évolueraient dans un cadre agréable, sécurisé. Bref on penserait à eux et aux équipes pédagogiques et non pas à remplir des bâtiments vides.

Ce sont ceux qui ont transféré leur activité économique sur la zone de Piquemil qui nous expliquent aujourd’hui, qu’ils vont installer les enfants dans l’ancien collège totalement inadapté, pour maintenir la vie dans la Bastide. C’est choquant !

Un taudis

Mardi 1 juin 2010

L’Assemblée Générale du secours populaire s’est déroulée le 31 mai à 20 h30, à la salle des fêtes de Monflanquin.

Marcel Calmette et Jean-Claude Gouget, respectivement conseillers généraux des cantons de Monflanquin et de Cancon, ont participé à cette réunion.

Ni le Maire, ni l’adjointe aux affaires sociales, aucun élu de la majorité municipale n’a pris la peine de se déplacer.

Rappelons pourtant que le Secours populaire, né en 1945, est une association à but non lucratif, déclarée Grande cause nationale. Habilitée à recevoir des dons et des legs et des donations, l’association s’est donnée pour mission d’agir contre la pauvreté et l’exclusion en France et dans le monde. Elle rassemble des personnes de toutes opinions, conditions et origines qui souhaitent faire vivre la solidarité.

La Présidente, Monique Nicolas, nous a rappelé qu’elle tente de faire comprendre (depuis plus de 2 ans) à la municipalité, que le local actuel ne permet plus de répondre aux besoins de l’association.

Faute de réponse concrète, elle a écrit au Maire pour lui demander un local plus grand. Il faut en effet savoir qu’environ 100 personnes sont désormais servies chaque semaine en alimentation et produits d’hygiène sur les 3 points de distribution (Monflanquin, Cancon, Castillonnes).

Entre 2006 et 2008, 3 500 euros ont été dépensés chaque année pour les besoins des personnes accueillies. En 2009, ce montant a bondi à 6 440 euros, preuve d’une crise économique qui frappe sévèrement les campagnes.

Cancon et Castillonnes ont récemment réaménagé les locaux mis à disposition de l’association.

Connue pour son engagement et sa discrétion, la Présidente a fait part à l’assistance de son désarroi et de sa stupéfaction de ne pas avoir reçu la moindre réponse à sa lettre. Elle a même évoqué un « taudis » en parlant du local de Monflanquin.

« Les gens font la queue dans la rue ! ».

« Les dépenses de carburant et gaz se sont montées à environ 800 euros. Une demande de subvention exceptionnelle a été adressée à la Mairie, également sans réponse à ce jour ».

Au moment même où le Maire et sa majorité éditent et distribuent généreusement leur journal de propagande couleur (combien ça coûte ?), les bénévoles d’une association caritative reconnue d’utilité publique essaient, eux, de se faire entendre.

C’est certainement un sujet que le Maire n’oubliera pas de « noter » lors des prochaines réunions publiques programmées la semaine prochaine.

Noter, c’est un peu léger. Il faut agir désormais !