Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Le gravillon est roi!

Jeudi 12 août 2010

Dans notre dernière lettre, distribuée à tous les foyers monflanquinois, nous dénoncions l’état du chemin de Baleilles « pas éclairé, pratiquement jamais tondu, plein d’ornières », alors même qu’il est très utilisé par les vacanciers et les touristes.

Preuve de l’intérêt de cette lettre d’information, les trous ont été rebouchés et les abords du chemin enfin tondus, au grand étonnement de certains riverains qui n’en croient pas leurs yeux.

Pour l’éclairage, il vous faudra certainement encore être très patients…

Et puisque en signalant certains disfonctionnements nous obtenons parfois satisfaction, et même si la période des vœux est encore loin, nous rappelons à la majorité municipale deux problèmes régulièrement soulevés lors des réunions publiques et pour lesquels il faudra bien, un jour, faire le nécessaire :

-Le lotissement, dont la voirie est à reprendre et les trottoirs sont à refaire,

-la dangerosité du carrefour de Lamothe Feyt.

En vous promenant dans la bastide, vous êtes nombreux à remarquer que la propreté de certaines rues laisse à désirer et que le gravillon est roi !

Il aurait été judicieux, en cette période d’affluence touristique, de louer une balayeuse pour nettoyer régulièrement les rues de la bastide et du lotissement, et ne plus simplement se contenter de la place des arcades.

 Lors des réunions, le Maire a expliqué que l’année dernière, une recherche très active de subventions permettrait des investissements plus importants en 2010 (est-ce que cela veut dire que les années précédentes, la mairie n’avait pas fait  tout le nécessaire ?).

 On sait, plus exactement, que certains emprunts sont simplement arrivés à échéance.

 Alors, pourquoi ne pas acheter une balayeuse et mettre à disposition du personnel municipal, du matériel moderne et performant pour une bastide vraiment propre ?

Particularisme

Lundi 26 juillet 2010

L’intercommunalité a offert l’occasion de redistribuer les compétences en les affectant à l’échelon le mieux à même de les exercer.

L’intérêt communautaire permet ainsi de tracer, dans un souci de lisibilité, les axes d’intervention clairs de la communauté. C’est la ligne de partage, au sein d’une compétence, entre les domaines d’action transférés à la communauté et ceux qui demeurent au niveau des communes.

C’est le moyen de laisser au niveau communal des compétences de proximité et de transférer à la Communauté de Communes les missions, qui par leur coût, leur technicité, leur ampleur ou leur caractère structurant, s’inscrivent dans une logique intercommunale (mutualisation des moyens, réalisation d’économies d’échelle et élaboration d’un projet de développement sur des périmètres pertinents).

Au niveau de la Communauté de Communes Bastide et châteaux en Guyenne, la plupart des compétences ont été confiées non pas à un vice-président, comme partout ailleurs en France, mais partagées par 2 vice-présidents, chacun sur son canton respectif. Il en est ainsi des compétences « enfance et culture », « voirie communautaire » ou encore « environnement et agriculture ». Nous vous invitons à le découvrir sur le nouveau site internet ( www.cc-monflanquinois.fr).

Avec ce « redécoupage » au niveau cantonal, c’est l’essence même de la loi sur l’intercommunalité qui est dévoyée.

Poussant ce particularisme (politique) local jusqu’au bout, nos responsables intercommunaux auraient pu tout aussi bien s’octroyer une vice présidence par commune, pour chaque compétence. N’ont-ils pas osé ?

Ainsi l’adjoint au Maire de Monflanquin en charge de la voirie et des chemins est également vice-président de la voirie communautaire du canton de Monflanquin.

Si vous êtes confronté à un problème de voirie, vous ne pourrez donc plus désormais vous contenter de la célèbre maxime municipale « je le note ». Le responsable de la voirie municipale s’adressera au responsable de la voirie communautaire (il risque fort de se parler à lui-même) pour vous apporter une solution, n’en doutez pas!

Le site internet évoque également le nouveau bâtiment communautaire qui héberge les services de la communauté de communes à Monflanquin.

Pour son inauguration, les élus municipaux (de l’opposition) n’ont pas été conviés.

Encore un particularisme local dont ne peuvent s’enorgueillir les responsables de notre communauté de communes.

Etude comparative ?

Mercredi 30 juin 2010

Comme s’y était engagée l’adjointe au Maire en charge de l’éducation, une visite du collège du Cap del Pech a été organisée hier soir, en présence des représentants des parents d’élèves et des membres des conseils d’écoles, des enseignants et des membres de la commission.

Le principal nous a fait visiter l’établissement, dont les premiers éléments datent de la fin des années 50.

Ceux qui ne connaissaient pas le site n’ont pas été déçus: des locaux vétustes, hauts de plafond, mal insonorisés, mal isolés (c’est ce qu’a expliqué un des enseignants du collège), des salles à différents niveaux reliés par un escalier « monumental », un labyrinthe surchauffé, des cuisines totalement inadaptées.

La palme revient à la salle d’étude du rez-de-chaussée. L’odeur de moisi y est difficilement supportable, avec une seule petite porte vitrée pour toute lumière naturelle.
D’autres contraintes ont été signalées aux visiteurs. La sonnerie des pompiers plusieurs fois par jour, la sonnerie de l’église, le château d’eau, les antennes relais…

En tant que parents d’élèves utilisateurs, on se sentait un peu honteux de laisser nos enfants, encore une année, dans ces bâtiments. On imaginait aisément les difficultés de la communauté éducative à remplir ses missions.

C’est au cours de la réunion qui a suivi la visite, que nous avons découvert, nous, élus municipaux, le document qui a été transmis à la mairie le 10 mai dernier par la CAUE puis remis aux architectes consultés. Il s’agit du cahier des charges de « l’étude de diagnostic » du bâtiment commandée par le Maire.

Sur les 13 pages qu’il comporte, deux lignes seulement évoquent « à titre comparatif une simulation pour la réalisation d’un bâtiment neuf avec le même programme sur la base de ratios connus pour ce genre de construction ». Tout le reste est exclusivement consacré au projet de restructuration du collège.

Bref, il semble bien comme l’a relevé un enseignant, que « les dés sont jetés ». Le Maire l’avait déjà d’ailleurs expliqué publiquement en Conseil Municipal « l’étude comparative montrera que nous avons raison, la reconversion de l’actuel collège se fera en école primaire ».

Le Maire annonce les conclusions avant même le début de l’étude. Difficile dans ces conditions pour un cabinet d’étude de contredire celui qui vous passe commande. Difficile pour nous de croire à une véritable étude comparative (elle n’en a même pas le nom !).

Des parents d’élèves et des enseignants ont évoqué à l’issue de la visite « la difficulté à imaginer un espace fonctionnel dans ce bâtiment…cela semble gigantesque… ».

« …Est-ce que cela vaut vraiment la peine de restructurer ce bâtiment, nous devons imaginer ce projet pour les 40 ou 50 ans à venir… ?».

En ce qui nous concerne,  cela nous parait totalement déraisonnable, tant au niveau des coûts que les contribuables vont avoir à supporter que de l’intérêt des enfants et des équipes éducatives.

Choquant!

Lundi 14 juin 2010

62, c’est le nombre total de Monflanquinois qui se sont déplacés pour écouter le Maire au cours des 4 réunions publiques. C’est très peu et très décevant au regard du nombre de chaises installées par la majorité municipale.

Les habitants seraient-ils déjà lassés par le manque de concertation qui préside aux décisions municipales ? Quel intérêt y a-t-il en effet à venir écouter les élus quand toutes les décisions sont déjà arrêtées ?

La Maison médicale ? Elle sera installée dans les locaux de l’école primaire !

Le Maire, dans sa présentation, ne parle que des 800 000 euros de subvention (c’est beaucoup) mais oublie de mentionner le coût total du projet estimé à 1 700 000 euros.

Qui va payer les 900 000 euros restants ? Cela semble exorbitant pour les seuls professionnels de santé.

Pourquoi ne pas profiter de ces subventions publiques pour restructurer l’ancien collège en y installant la Maison de santé ? Le parking est vaste et cela amènerait une activité pérenne toute l’année dans la Bastide.

Le très vieux collège ? Il hébergera l’école élémentaire et maternelle !

Tant pis si cela va couter une fortune aux contribuables Monflanquinois de restructurer un des plus vieux collèges du Département pour l’adapter aux exigences d’établissements scolaires modernes et attractifs.

Tant pis si toute l’année scolaire, un chauffeur et un bus seront affectés au transport des enfants vers les équipements sportifs.

Tant pis pour les antennes relais qui sont déjà installées au dessus des bâtiments.

Pourquoi ne pas construire deux écoles neuves à proximité de la plaine des sports ?
La circulation dans la Bastide s’en trouverait fluidifiée et de nombreuses places de parking seraient ainsi libérées. Les enfants évolueraient dans un cadre agréable, sécurisé. Bref on penserait à eux et aux équipes pédagogiques et non pas à remplir des bâtiments vides.

Ce sont ceux qui ont transféré leur activité économique sur la zone de Piquemil qui nous expliquent aujourd’hui, qu’ils vont installer les enfants dans l’ancien collège totalement inadapté, pour maintenir la vie dans la Bastide. C’est choquant !

Un taudis

Mardi 1 juin 2010

L’Assemblée Générale du secours populaire s’est déroulée le 31 mai à 20 h30, à la salle des fêtes de Monflanquin.

Marcel Calmette et Jean-Claude Gouget, respectivement conseillers généraux des cantons de Monflanquin et de Cancon, ont participé à cette réunion.

Ni le Maire, ni l’adjointe aux affaires sociales, aucun élu de la majorité municipale n’a pris la peine de se déplacer.

Rappelons pourtant que le Secours populaire, né en 1945, est une association à but non lucratif, déclarée Grande cause nationale. Habilitée à recevoir des dons et des legs et des donations, l’association s’est donnée pour mission d’agir contre la pauvreté et l’exclusion en France et dans le monde. Elle rassemble des personnes de toutes opinions, conditions et origines qui souhaitent faire vivre la solidarité.

La Présidente, Monique Nicolas, nous a rappelé qu’elle tente de faire comprendre (depuis plus de 2 ans) à la municipalité, que le local actuel ne permet plus de répondre aux besoins de l’association.

Faute de réponse concrète, elle a écrit au Maire pour lui demander un local plus grand. Il faut en effet savoir qu’environ 100 personnes sont désormais servies chaque semaine en alimentation et produits d’hygiène sur les 3 points de distribution (Monflanquin, Cancon, Castillonnes).

Entre 2006 et 2008, 3 500 euros ont été dépensés chaque année pour les besoins des personnes accueillies. En 2009, ce montant a bondi à 6 440 euros, preuve d’une crise économique qui frappe sévèrement les campagnes.

Cancon et Castillonnes ont récemment réaménagé les locaux mis à disposition de l’association.

Connue pour son engagement et sa discrétion, la Présidente a fait part à l’assistance de son désarroi et de sa stupéfaction de ne pas avoir reçu la moindre réponse à sa lettre. Elle a même évoqué un « taudis » en parlant du local de Monflanquin.

« Les gens font la queue dans la rue ! ».

« Les dépenses de carburant et gaz se sont montées à environ 800 euros. Une demande de subvention exceptionnelle a été adressée à la Mairie, également sans réponse à ce jour ».

Au moment même où le Maire et sa majorité éditent et distribuent généreusement leur journal de propagande couleur (combien ça coûte ?), les bénévoles d’une association caritative reconnue d’utilité publique essaient, eux, de se faire entendre.

C’est certainement un sujet que le Maire n’oubliera pas de « noter » lors des prochaines réunions publiques programmées la semaine prochaine.

Noter, c’est un peu léger. Il faut agir désormais !

Un choix cornélien

Mardi 25 mai 2010

La nouvelle zone commerciale est constituée, d’une part, de terrains privés, d’autre part, de terrains communaux, tous étant destinés à la vente.

Son aménagement a été financé par de l’argent public, Mairie, Communauté de Communes et Conseil Général, afin de favoriser l’implantation d’activités économiques et donc la création d’emplois.

Depuis 9 mois, un couple souhaite acquérir une parcelle publique pour y construire un bâtiment, vendre des véhicules neufs et d’occasions, des motos et des pièces détachées, exercer une activité de tôlerie/peinture.
Un projet concurrent s’est fait jour, quelques temps après. Il s’agit cette fois d’un jeune homme qui souhaite vendre des véhicules d’occasion.

Le 18 mai dernier, chaque porteur est venu présenter son projet devant les membres de la commission économique, en vue de l’acquisition d’une parcelle de terrain public.

A cette occasion, le jeune homme a commencé à présenter son projet mais nous a fait savoir que la parcelle qui l’intéressait était celle appartenant aux propriétaires de la clinique vétérinaire, qui jouxte celle-ci.

L’adjointe à l’économie, présidente de la commission, surprise et gênée, a dit au jeune homme qu’elle pensait qu’il voulait acquérir la parcelle publique.

« Non, non, c’est bien la parcelle privée à coté de la clinique qui m’intéresse, d’ailleurs les propriétaires en sont informés ».

Visiblement l’adjointe au maire ne l’était pas!

Depuis le temps que l’on nous rabâche que Monflanquin est un petit village où tout le monde se connait, le Maire/propriétaire n’a pas eu le temps (ou l’envie?) semble-t-il, de prévenir sa propre adjointe à l’économie.

Le couple avec enfants désirant investir 175 000 euros avec la construction d’un atelier sur un terrain qu’ils souhaitent acheter à la municipalité, nous a fait savoir qu’il avait été reçu à deux reprises par le Maire, mais sans avoir jamais reçu aucune réponse de sa part. Depuis 9 mois.

Cette dame et son compagnon étaient très surpris de constater que le projet concurrent qui prévoyait initialement l’installation d’un simple Algeco (bâtiment temporaire transportable), s’était transformé depuis le dépôt de leur dossier en mairie, en la construction d’un bâtiment « en dur ».

N’est-il pas difficile pour un Maire d’avoir à vendre des terrains municipaux sur une zone économique, tout en étant également copropriétaire d’un terrain privé qu’il souhaite vendre dans le même temps?

Choix cornélien? Conflit d’intérêts*?

Chacun se fera son opinion.

*« Un conflit d’intérêts implique un conflit entre la mission publique et les intérêts privés d’un agent public, dans lequel l’agent public possède à titre privé des intérêts qui pourraient influencer indûment la façon dont il s’acquitte de ses obligations et de ses responsabilités. »
(OCDE, 29e session du comité de la gouvernance publique, Paris, les 15 et 16 avril 2004)

Absents

Mardi 4 mai 2010

L’Association Départementale des Retraités Agricoles du Lot et Garonne (ADRA 47) a tenu son Assemblée Générale, le 23 avril dernier à Monflanquin, et nous y avons assisté.

Ils étaient très très nombreux à venir de tous les territoires du département pour cette 15eme édition, à tel point que des participants n’ont pas pu s’asseoir dans la grande salle des fêtes de notre commune.

Le Député de la circonscription Jérôme Cahuzac, le Député de Marmande Michel Dieffenbacher, mais également Marcel Calmette le Conseiller Général du Canton de Monflanquin, les conseillers généraux de Cancon, Castillonnès, Villeréal, Monclar, Meilhan sur Garonne et le Maire de Casseneuil avaient fait le déplacement pour honorer de leur présence ces retraités et participer à cet après-midi de travail.

Le Sénateur Soulage avait pris la peine de se faire excuser.

Le Préfet, quant à lui, n’est pas venu.

Après avoir accueilli les personnes présentes et remercié la mairie pour la mise à disposition de la salle, le Président de l’association Monsieur Guy Soulage a souhaité donner la parole au représentant de la Mairie de Monflanquin avant de commencer les travaux.

Savez-vous qui a pris la parole au nom de la municipalité ?

Personne. Le Maire de Monflanquin, tout comme ses adjoints et les conseillers municipaux de la majorité étaient absents.

Au cours de cette assemblée générale, le Président de l’ADRA 47 a regretté que l’extension du régime de la Retraite Complémentaire Obligatoire (RCO) aux conjoints et aides familiaux des non salariés agricoles, proposée par le Député de Dordogne Germinal Peiro et soutenue par Jérôme Cahuzac ait été rejetée par le vote négatif des députés du groupe UMP.
Cette extension coûterait à l’Etat 130 millions d’euros pour environ 363 000 bénéficiaires, ce qui représente un peu moins que ce qu’ont reçu 200 contribuables au titre du bouclier fiscal en 2009.

La revendication essentielle de ces retraités est de bénéficier de 85% du SMIC pour tous. Ils vivent en moyenne aujourd’hui avec 650 euros par mois pour les chefs d’exploitation et 505 euros pour les conjointes, alors même que le seuil de pauvreté est de 910 euros par mois.

Quant à nous, on souhaite qu’à l’avenir, le Maire ou à défaut, l’un de ses représentants, puisse dégager un peu de temps pour accueillir et soutenir comme il se doit, ceux qui, malgré leur âge et les efforts fournis tout au long de leur vie, se battent dignement pour vivre mieux.

Un service social actif ?

Mercredi 21 avril 2010

La très souriante Présidente du CCAS nous décrivait récemment dans la presse un CCAS très efficace sur notre commune. Analysons d’un peu plus près les « actions » présentées dans cet article et voyons si elles sont si extraordinaires…

Actions en lien avec les services sociaux, information sur les services d’aide à la personne et aux familles, sur les associations…, aide pour remplir les dossiers de demande d’APA/APL, 22 logements sociaux, pose d’une ligne directe et internet pour les assistants sociaux, soutien aux personnes âgées, demandes ponctuelles de secours.

En fait, ce descriptif expose de façon ostentatoire les attributions obligatoires de tous les CCAS de France!

Il est évident que le CCAS exerce sa mission en liaison étroite avec les institutions publiques (MSA, CAF) et privées (associations) auxquelles il doit offrir des conditions décentes de travail (internet enfin et ligne téléphonique).

L’instruction des demandes d’aides sociales légales figure dans les obligations d’un CCAS (aide médicale d’Etat RSA CMU APA…), le CCAS anime une action générale de prévention et de développement social dans la commune. Il doit, à minima, relayer l’information concernant les actions menées par les autres! (« planétarisation  » de la MSA).

En ce qui concerne les 22 logements sociaux dont il est fait mention, ils ne sont pas gérés par le CCAS mais par un organisme départemental, CILIOPEE.

En conclusion, rien de très innovateur… et pourtant!

L’occasion d’être plus pertinente dans ses actions pour lutter mieux et plus efficacement contre la précarité a été offerte à la Présidente du CCAS, première adjointe au Maire.

En effet, à notre initiative, un groupe s’est constitué (composé notamment de socioprofessionnels de la santé, de responsables d’associations caritatives, de personnels de l’éducation nationale) et travaille depuis plusieurs mois pour analyser les données sociologiques récentes de la commune (collectées auprès de l’INSEE, de Pôle-Emploi, de la MSA, du Conseil Général…). L’objectif est de proposer d’établir une politique sociale cohérente au regard de la réalité des besoins de notre territoire.

Elle a publiquement refusé de prendre part à ce groupe de travail.

Il est vrai qu’une prise de conscience de la situation effective en matière sociale nécessiterait de se remettre en question, de modifier le peu qui est fait depuis tant d’années, déconnecté de la réalité du terrain.

De nos premiers travaux, il ressort pourtant que la population de Monflanquin est plus pauvre, plus âgée et plus fragilisée que la moyenne nationale, voire départementale.

1) Plus pauvre

55,5% des Foyers Fiscaux ne sont pas imposables sur le revenu.

27% des foyers fiscaux de la commune vivent en dessous du seuil de pauvreté (788 euros/mois) contre 13,4% en France.

11% de ces foyers fiscaux vivent avec moins de 572 euros de salaire et 16% ont mois de 674 euros de retraite. 13 familles aidées par le secours populaire possèdent comme unique revenu de 120 à 375 euros par personne!
5% des foyers fiscaux bénéficient du RSA de base.

2) Plus âgée

36,5% de la population a plus de 60 ans et 31% plus de 65 ans (19% en France) alors que 20% des personnes ont moins de 20 ans (23% en Lot-et-Garonne et 40% en France).

2) Plus fragilisée

25% des jeunes de 15 à 24 ans sont au chômage (contre 16% dans le Lot-et-Garonne) et les filles sont plus touchées (31%).
60% des chômeurs Monflanquinois sont des femmes, 12,6% des actifs sont des chômeurs et 14% exercent un travail précaire (cdd, intérim, contrat aide , apprentissage ;;;). 32,3% des femmes actives travaillent à temps partiel (choisi ou non).

Seulement 30% de nos enfants de 18 a 24 ans poursuivent des études post bac.

Voila donc « bien des domaines » que le CCAS ne peut plus désormais méconnaitre.

Il serait bon désormais d’être un peu plus humble lorsqu’on évoque les actions du CCAS qui s’avèrent bien modestes au regard d’une population qui se paupérise et qui a le droit de demander des comptes.

Pourquoi ne pas faire preuve à l’avenir d’un engagement éclairé ? (par d’autres!)

Pauvre chemin

Mardi 13 avril 2010

La majorité municipale envisage de restructurer le chemin de Baleilles. Au dire de certains riverains, elle y travaille déjà depuis plusieurs années.

Nous avons assisté à une réunion avec le cabinet en charge de l’étude pour l’assainissement, préalable nécessaire aux travaux. En effet, 25 hectares ont été ouverts à l’urbanisation dans le cadre du PLU, de part et d’autre du chemin de Baleilles.

Le cabinet a donc travaillé pour dimensionner l’ouvrage chargé de récolter les eaux de ruissellement compte tenu de l’urbanisation qui va toucher ces terrains. Il préconise la création d’un bassin de rétention d’une capacité d’environ 6 500 m3, d’une longueur de 80 mètres pour une largeur de 40 et une profondeur 2 mètres. En cas de fortes précipitations, le bassin se remplit et se déverse lentement dans le milieu naturel (comme une baignoire dont le bouchon resterait ouvert).

En 1999, une étude préalable à la mise en place du schéma général d’assainissement a été menée par un bureau spécialisé, notamment pour traiter les eaux de ruissellement de la Bastide sur le bassin versant du chemin de Baleilles. C’est donc tout naturellement que le cabinet en charge de l’étude d »assaisnissement actuelle qui en a pris connaissance, a demandé quels avaient été les travaux réalisés parmi ceux préconisés à l’époque. Réponse gênée des « anciens » élus et du technicien municipal: aucun.

Au fait, combien cette étude avait-elle coûté aux contribuables monflanquinois?

Une partie du réseau de la Bastide est donc sous calibrée, des habitations ont été construites depuis, notamment une au dessus de la canalisation!

A la question « les emprises du schéma prévisionnel des voiries pour desservir ces 25 hectares sont-elles définies? » (il s’agit de la largeur des chaussées, des fossés, des trottoirs…), la réponse est également non!

A la question des emplacements ont-ils été réservés pour la création des équipements publics? (bassin de rétention d’eau par exemple, espaces verts, voiries, parkings….). Même réponse négative, hélas.

Le bureau d’étude va donc calibrer un deuxième ouvrage pour traiter également les eaux de cette partie haute, en attendant de « voir ce qui peut être fait » par les services techniques municipaux. L’ouvrage prendra en compte l’emprise des voiries qui vont être dimensionnées par les services techniques de la communauté de communes, bien tardivement malheureusement.

Ne fallait-il pas se poser des questions en amont de ce projet qui consistait à ouvrir 25 hectares d’un seul coup à l’urbanisation et définir des règles strictes d’urbanisme ?

Comme aucun règlement de lotissement n’a été élaboré, en dehors des règles du PLU (peu contraignantes), la commune ne peut plus aujourd’hui imposer des conditions sur la localisation des éléments bâtis, la préservation des espaces à protéger.

Avec un règlement de lotissement, la municipalité aurait pu définir ses objectifs de programme, réfléchir à la diversification possible des formes d’habitat et des types de logements, préciser les densités souhaitées, définir le degré de mixité et de diversité de l’habitat, définir les types d’espaces collectifs à réaliser: espaces verts d’agrément ou de jeux, stationnements visiteurs. Bref garantir une urbanisation maîtrisée, un projet pensé pour l’avenir, intégré dans son environnement.

Elle aurait pu intégrer des éléments fonctionnels (traitement d’eaux pluviales, liaisons avec le tissu existant,…), prévoir la gestion des espaces collectifs, définir le phasage possible de l’opération.

Rien de tout cela n’a été prévu.

25 hectares ouverts à l’urbanisation en une seule fois, sans phasage, sans programme, sans dimensionnement des équipements publics, sans réservation des terrains pour leur réalisation.
La Mairie devra donc acheter au prix fort du terrain constructible pour réaliser ces équipements.

Et puis 25 hectares, ce sont environ 250 maisons et 500 véhicules/jours de plus dans un avenir pas si lointain, sur le petit chemin de Baleilles que la majorité municipale souhaite garder « à dimension humaine pour les piétons et les vélos ».

Peut-on raisonnablement songer à engager des travaux pour la restructuration de ce chemin quand pas grand-chose, pour ne pas dire rien, n’a été prévu ?

Le chemin de Baleilles, futur boulevard de Monflanquin ?

Les enseignants de Monflanquin

Vendredi 2 avril 2010

Nous croyons que la politique actuelle de destruction de l’école publique est une horreur !
Nous croyons que l’application des nouvelles réformes est une trahison envers l’école républicaine !
Nous croyons que pour enseigner l’anglais, il faut le maîtriser !
Nous trouvons stupide la passation d’évaluations statistiques en milieu d’année scolaire !
Nous croyons qu’une commune n’a pas à financer la scolarisation des enfants de ses administrés qui ont choisi une école privée dans une autre commune !
Nous croyons que l’accueil des élèves handicapés dans les classes, ça ne s’appelle pas de l’intégration mais la gestion de la pénurie de structures !
Nous savons que l’aide personnalisée est un stratagème pour se débarrasser des RASED (maîtres spécialisés) !
Nous avons peur que le regroupement des petites écoles fasse exploser le nombre de fermetures de classes et même d’écoles rurales, notre statut de fonctionnaire d’état et nous soumette au diktat d’un conseil d’administration où nous serions minoritaires, donc soumis à des choix pédagogiques arbitraires !
Nous craignons la disparition des écoles maternelles, le rattachement des grandes sections aux écoles élémentaires, la création des jardins d’éveil payants et donc la suppression d’autant de postes d’enseignants !
Nous voulons l’abrogation des décrets DARCOS, des moyens en fonction des besoins, une véritable politique de service public…
Nous refusons que l’école devienne une entreprise privée avec des objectifs chiffrés et le classement de l’instit’ du mois…

Nous voulons donc agir pour que cesse la casse de l’ascenseur social que représente l’école publique, laïque et républicaine !

C’est pourquoi, nous serons en grève le mardi 6 avril !
NOTEZ BIEN QU’IL EST FORT POSSIBLE QUE CETTE GREVE SOIT RECONDUITE DE JOUR EN JOUR…
Vous en serez informés par affichage à la porte de l’école.