Tellement à dire !
17 février 2010Le conseil municipal s’est réuni le 10 février dernier. A l’ordre du jour figurait notamment la « maison médicale ».
Bien que ce projet ait été qualifié à juste titre par le Maire comme l’un des plus importants du mandat, il n’a pas pris la peine de nous adresser préalablement à la réunion du conseil, le projet de délibération qui devait y être débattu.
Nous avons du demander une copie en séance pour connaître exactement les termes de la délibération, laquelle n’avait bien évidemment pas été présentée en commission santé/affaires sociales.
Bien triste méthode de la part d’un élu qui dispose maintenant d’une expérience de deux années en tant que Maire à laquelle il faut rajouter les 20 années de Conseiller Municipal. Concernant le travail des commissions et du Conseil Municipal, il est urgent de changer les pratiques à Monflanquin.
Le Maire a rapidement donné la parole au Dr Pignon Vivier qui nous a expliqué sa démarche, les contacts pris et la définition du pré-programme. Si nous avons loué son travail, il nous a toutefois semblé qu’il était indispensable de respecter la méthodologie et le calendrier de travail définis par la Commission Départementale de la Démographie Médicale (CODDEM) qui réunit autour des services de l’Etat et du Conseil Général, l’Agence Régionale d’Hospitalisation, un collège des institutions médicales du département, un collège des professionnels de santé, un collège de l’assurance maladie.
A l’issue de cet exposé, nous avons demandé au maire des éclaircissements sur ce dossier étant donné la précipitation avec laquelle il avait été monté.
A l’inverse de ce qu’avait annoncé le Sénateur lors de la venue du ministre, ce n’était donc plus le Dr Rouquié, l’ancien 1er adjoint qui avait travaillé sur ce projet « depuis longtemps », mais bien les Docteurs Pignon et Vivier.
Le Maire a déposé le dossier de demande de subvention auprès du Ministre Mercier « à titre personnel ». Lorsqu’on lui a fait remarquer qu’une demande de subvention devait être portée par une collectivité, il nous a précisé que c’était au nom de la commune de Monflanquin (laquelle n’avait pas encore délibéré et pour cause) pour le compte de la communauté de communes qui, a-t-il précisé, n’en a pas encore la compétence !
Nous avons souhaité connaitre le plan de financement de cette opération. Sur le montant estimé des travaux, à savoir 1 700 000 euros hors taxes, 800 000 euros seront apportés par le Ministre, le solde étant payé par les loyers des professionnels de Santé.
A notre grand étonnement, il a précisé compte tenu de l’importance de la subvention de l’Etat, qu’il était prêt à renoncer aux subventions du Conseil Général pour en faire profiter d’autres projets de maisons médicales sur la communauté de communes. Les professionnels de santé apprécieront, tout comme les élus de la ComCom, laquelle devra forcément mettre la main à la poche à un moment ou un autre en tant que Maitre d’Ouvrage.
La délibération portait sur 3 points :
-approuver le projet de Maison médicale à Monflanquin. Nous y sommes favorables dans le respect des procédures et des financements, à l’issue d’un travail approfondi avec les professionnels et les socioprofessionnels de santé dans la cadre de la CODDEM, pour un projet abouti.
-approuver l’emplacement choisi, l’actuelle école élémentaire.
Nous somme opposés à cette localisation car elle cantonne une fois encore l’activité sur la partie basse du village. Plus grave, le Maire prévoit d’installer les élèves de cette école dans le bâtiment du collège lequel est totalement inadapté. Le Conseil Général lui-même, sous l’ancienne majorité, a renoncé à le restructurer. On devrait y mettre nos enfants ?
-demander à la communauté de communes de porter le projet.
Ce point est prématuré tant qu’elle n’en a pas la compétence juridique.
Le Maire n’ayant pas accepté de dissocier ces trois points, nous nous sommes donc abstenus lors du vote.
Nous reviendrons largement sur ces points et sur d’autres, il y a tellement à dire.
