A Monflanquin, la presse serait au service de l’opposition !
Monsieur Bordes reproche désormais publiquement aux journalistes et aux correspondants de presse la teneur des articles qu’ils rédigent ou des communiqués de presse qu’ils reprennent.
C’est en effet un Maire au bord de la crise de nerfs qui a invectivé d’une manière choquante, les représentants de la presse lors du dernier conseil municipal.
Est-il à ce point épuisé par un emploi du temps professionnel qui ne lui permet pas d’assumer dans de bonnes conditions son mandat de Maire (dont il n’avait aucune envie), de Président du SMAV (syndicat de l’Alblé), de Conseiller Communautaire, ou est-ce qu’il ne supporte simplement pas la contradiction ?
On comprend qu’il regrette le temps où les projets portés par la municipalité étaient décidés avant même d’être discutés. Ce temps est révolu. L’expression de la diversité des opinions est reprise par la presse qui fait heureusement librement son travail.
Qu’est ce qui irrite à ce point le Maire de Monflanquin ? Notre position sur la localisation de la Maison de santé.
Doubler la surface actuelle de l’école élémentaire comme il va le faire, en construisant des bâtiments neufs nous semble une absurdité.
Absurdité de construire du neuf alors que la commune dispose avec l’ancien collège d’un bâtiment vide de 2000 m² en plein cœur de la bastide. Y installer la Maison de santé, comme nous le proposons, amènerait de l’activité toute l’année dans le village qui en a bien besoin et coûterait beaucoup moins cher.
Absurdité de construire du neuf parce que la commune dispose déjà de nombreux bâtiments vides dont la majorité de Monsieur Bordes est incapable de rien faire : que deviennent l’ancien CFA, les 2 étages vacants au dessus du Trésor Public, le bâtiment de l’ancien Télétravail….. qui coûtent de l’argent aux contribuables ?
Monsieur Bordes vient de faire transférer la compétence santé à la Communauté de Communes et passe la patate chaude à l’intercommunalité pour lancer un projet de 1 700 000 euros.
900 000 euros seront empruntés par la Communauté de Communes dont il nous explique que l’intégralité sera remboursée par les professionnels de santé.
Que se passera-t-il si tous les locaux ne sont pas occupés ? Qui paiera pour les locaux mis gracieusement à disposition de certaines structures (l’ADMR et EMPR par exemple) ?
En menant ce dossier par le mauvais bout, à savoir construire un bâtiment en toute hâte avant d’avoir défini le projet de Maison de santé, Monsieur Bordes prend un risque qu’il fait peser sur les contribuables monflanquinois.
Peut-il se prévaloir de sa compétence financière comme il le fait, alors que tant de bâtiments municipaux sont à l’abandon depuis de nombreuses années et qu’il s’apprête pourtant à en construire de nouveaux ?
Ne pas augmenter les impôts, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant.